Quatre séquences successives, l'amour volé, le crime, l'enquête et le procès. Alors que les frères Larrieu avaient su, dans leur dernier film, le pousser à la limite de l'autoparodie en jouant de son phrasé si particulier (notamment dans toutes les scènes où son personnage de prof faisait cours), on le retrouve ici dans un registre trop connu, qui paralyse tellement le film qu'il est difficile de croire que son personnage ait pu commettre un jour un crime passionnel. Mérimée jugeant la "Chambre bleue" écrivait ou disait : " ce n' est pas ce que j' ai écrit de plus mal" .Cette nouvelle ne sera trouvée que des années plus tard dans les papiers de l' impératrice Eugénie . Mathieu Amalric, comédien et réalisateur saute d'un univers à un autre. D'où la déception que pourront éprouver les spectateurs qui s'attendaient à une répétition de scènes érotiques sur le modèle de celle que l'on aperçoit dans la bande-annonce: on y voit le couple faire l'amour debout, fenêtre ouverte, en plein orage. Julien (Mathieu Amalric) a-t-il tué sa maîtresse, Esther (Stéphanie Cléau), la brune pharmacienne de cette petite ville paisible, ou bien Delphine (Léa Drucker), sa blonde épouse ? Dans cette adaptation de Mathieu Amalric, tout, au contraire, sonne faux et le réel est loin. Lire ses 88 critiques, Suivre son activité Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de cookies, notamment les cookies de publicité personnalisée. 728 abonnés Par un va et vient incessant, la caméra d’Amalric abandonne les ébats torrides pour nous ramener aux interrogatoires du présent, devant les gendarmes et le juge d’instruction. Lire ses 1 803 critiques, Suivre son activité Et bien malin qui peut dire qui est le ou les coupables ?? 1142 abonnés Les jurés d’assises ont-ils en face d’eux des « amants diaboliques » ou les victimes d’une double méprise ? Lire ses 1 905 critiques, Suivre son activité Now, the noose tightens more and more around innocents and sinners; but, was there a crime? Ou quand s'aimer trop c'est s'aimer mal. In their blue hotel room, a clandestine couple of two married lovers plan an impossible future, as death shutters their already frail tranquillity. (…) La Chambre bleue est donc un pari intéressant pour le réalisateur qui sort du carcan habituel du cinéma d’auteur pour en faire une pépite solide et maitrisée« . Fernando Trueba, avec -lité de l' auteur de " La Chambre bleue" . ». Mais qu'est ce que c'est que de voir toujours mettre des mots sur une chose qui vous a èchappè ? C'est un peu comme Zodiac (je cite ça comme ça) à ce niveau là. 216 abonnés Qu'y a-t-il à ranger dans un tombeau? Après "Tournèe" (prix de la mise en scène) qu'il a prèsentè en 2010, Mathieu Amalric revient au Festival de Cannes avec "La chambre bleue" prèsentèe dans le cadre « Un certain regard » , d'après une adaptation d'un roman de Georges Simenon! Ce travail s'appuie sur les revenus complémentaires de la publicité et de l'abonnement. 381 abonnés Cependant, le réalisateur n'arrive pas à gommer l'aspect suranné du roman. 699 abonnés Pour une fois que je ne grille pas la fin d'un polar à des kilomètres à la ronde... La chambre bleue a tout pour plaire. Manipulation à tous les niveaux. With Mathieu Amalric, Léa Drucker, Stéphanie Cléau, Laurent Poitrenaux. Qui a tué ? C'est au spectateur de compléter le chemin logique qui mène de la chambre bleue des ébats à la chambre bleue des débats ! Il s'autorise le mélange des genres, multiplie les audaces. (Disponible en replay jusqu’au 7 avril sur Arte.tv). Pas de certitudes ici. Comment la transformer en quotidien ? On comprend au fur et à mesure ce qui se passe ou plutôt ce qui a pu se passer. Pour dire l'impression assez désagréable que m'a laissée La Chambre bleue, il me faut décrire l'un des premiers plans du film: un grand lit défait, des draps blancs froissés après une étreinte. Un peu étrange pour lui qui semble souvent si "discret". Ils ont de beaux corps qu'ils exposent sans trop de pudeur mais avec une image soignée. Publicité ... La chambre bleue Sortie le 16 mai 2014. Soulignons aussi l'excellence de la musique (signée Grégoire Hetzel) qui sait à merveille parer d'étrangeté les scènes les plus paisibles et anodines. La mise en scène d'une grande finesse, s'appuie sur de nombreux flashbacks mais laisse toutes portes ouvertes. Mais la mort de l'époux de l'une puis de l'épouse de l'autre va gripper cette belle harmonie. À chacun d'y trouver sa vérité au risque de se perdre dans une certaine confusion. Retrouvez les 181 critiques et avis pour le film La Chambre Bleue, réalisé par Mathieu Amalric avec Mathieu Amalric, Léa Drucker, Stéphanie Cléau. Ce qu’il a toujours été, à différents égards, il n’a même jamais été question qu’il en soit autrement, puisque le projet est né d’une demande faite … Espèrons qu'il y a plus de plaisir que d'interrogation! Le film est nommé au César de la meilleure adaptation lors des César 2015. Le lit a-t-il été, dans le film, "dévasté" comme il l'était dans le roman de Simenon? Pour ce nouveau film, il adapte un roman de Simenon et nous offre ici un pur exercice de style qui revisite l'univers de la bourgeoisie de province si chère à Claude Chabrol, à qui l'on pense immanquablement (et qui ce serait d'ailleurs intéressé au projet). Le livre est fait d'un double récit : celui des souvenirs d'Antoine (dont une part importante est celle des rendez-vous sensuels avec sa maîtresse - 8 au total, sur une durée de 11 mois), et celui des auditions qu'il subit (gendarmes, juge d'instruction, expert psychiatre). Adapté de Simenon, La Chambre bleue, polar noir sur une passion brûlante, affiche de sacrées qualités de mise en scène. Les amateurs de Simenon devraient y trouver leur compte. En tous cas la chambre bleue ne ressemble pas à grand chose de connu, commençant comme un film sur la passion et se poursuivant comme un polar. Il s'agit du même genre d'érotomanie, la violence en moins. On retrouve le goût d'Amalric pour la littérature, tout est très écrit, les dialogues, les questions des policiers portant sur le désir, l'envie... ce à quoi Amalric répond par de belles phrases simples. Qui se souvient : A ce roman, Maurice Pialat avait pensé lui aussi. Ce procédé est de plus magnifié par une très belle photo vraiment inspirée. La manière dont il filme le sexe de sa femme est très révélatrice de l'endroit sombre vers lequel il veut emmener le roman de Simenon: chez Simenon, les cuisses ouvertes d'Andrée, son corps "un peu lourd", ses cheveux "bruns, presque noirs" étaient la promesse d'"un plaisir total, animal, sans arrière-pensée, auquel ne succédait ni dégoût, ni gêne, ni lassitude". En tout cas, ils se sont follement aimés dans la moiteur de leur chambre d’hôtel. Au total on se passionne autant pour l'histoire (dialogues incisifs et passion amoureuse menant au crime dans la chambre bleue) que pour sa mise en forme à la fois éclectique et raffinée..... Plus qu’un film, La Chambre bleue est une suggestion, un exercice de style qui ramène le cinéma aux sources premières de son inspiration. Le résultat est réussi. La narration étant astucieusement construite comme une série de flashbacks sur la base de témoignages qu’apporte le personnage de Julien incarné par Amalric à un juge d’instruction, toutes les émotions de ces souvenirs passent entièrement par une mise en scène extrêmement pointilleuse. Mercredi 25 mars à 20h55 sur Arte. L'histoire est classique. ... des personnages très crédibles et une histoire qui l'est tout aussi. Vraiment? Politique de cookies | Pour cette raison, sans être un très grand film, ce thriller franchement bien au point révèle un tas de subtilités bien mises en avant qui en font tout son charme ! Préférences cookies | L'histoire d'un homme qui a une maîtresse et qui est accusè d'un crime, mais lequel ? Il s’est bien gardé de chercher à en savoir davantage mais, ayant revu « Loulou » (1980) et compris ce qui avait pu intéresser Pialat, il a filmé un plan des amants enchevêtrés sur le lit de la chambre bleue, identique à celui d’Isabelle Huppert et Depardieu dans « Loulou ». Afin de nous permettre de conserver notre pérennité économique, Léa Drucker et Mathieu Amalric (Alfama Films), 3 Billboards, les panneaux de la vengeance, Crash d’un Boeing en Indonésie : des morceaux de corps retrouvés, un signal détecté, Des Omanais redécouvrent un village englouti par le désert, Les Kirghiz élisent leur président, le populiste Japarov largement favori, « Eric Clapton, la vie en blues », le survivant, « La Piscine », rivalités masculines, « L’Arche d’alliance, aux origines de la Bible », thriller religieux, Code promo étudiant PrettyLittleThing : -70% + 5% de réduction supplémentaire, Code promo Bershka : 20% de réduction lors de votre 1ere commande, Code promo Zalando Privé : livraison gratuite dès 50€ d'achat, Code promo ASOS: 20% de remise sur les articles femme, Code promo Boohoo: 50% de remise sur TOUT, 10% de remise en téléchargeant gratuitement l'appli Stradivarius, WEELODGE c'est une autre façon de travailler, de …, Francis Sak et Thomas Delmas, associés-fondateurs, …, L2J Associés est une société née de l'association de …, XIAOMI Ecouteurs XIAOMI Mi true wireless earphones -, Code promo Zalando Privé : livraison gratuite dès 50€ d'achat, Lysse Sport Casque Audio Bluetooth Sport -, FAAC Motorisation portail battant FAAC Energy Kit 24V INTEGRAL -, Code promo Bershka : 20% de réduction lors de votre 1ere commande, L'Obs - Les marques ou contenus du site nouvelobs.com sont soumis à la protection de la propriété intellectuelle. 2014 : La Chambre bleue, film français réalisé par Mathieu Amalric qui tient également le rôle principal aux côtés de Léa Drucker (Gisèle) et Stéphanie Cléau (Andrée) [3], [4]. "La Chambre Bleue", film de Mathieu Amalric, adapté du roman de Simenon, a un intérêt certain, ne serait-ce qu'à cause du principe de double voire de triple lecture des suppositions et interrogations, ainsi que du scénario lui-même. L'occasion de résoudre des énigmes, des jeux de logique et d'observation, et d'apprendre à ne rien laisser au hasard ! Julien et Esther prolongent leur flirt de jeunesse, dans « la plénitude de l’amour physique ». Résultat : le Sénat devrait rester acquis aux républicains, le nombre de sièges démocrates à la Chambre semble rester stable, et pour la Maison-Blanche, on est loin de la vague bleue annoncée. Qu'est-ce qu'il y a de commun à tous les êtres humains ? 260 abonnés Un beau talent qui n'a pas fini d'étonner et de séduire. Malin et intelligent. La mise en scène est concentrée sur cette pièce bleue, comme un commissaire pourrait l’être sur sa scène de crime. Directed by Mathieu Amalric. Revue de presse | C’est surprenant que La chambre bleue s’inscrive comme prolongement de Tournée. Voilà un film qui a déjà procédé à sa propre analyse, tellement sûr de son intelligence qu'il a déjà fait tout le travail à notre place. Le contenu de ce site est le fruit du travail de l'ensemble d'une rédaction qui oeuvre chaque jour à vous apporter une information de qualité, fiable, complète, et d'une équipe web qui vous propose des services innovants. Enfin, un temps mesuré, car « la Chambre bleue » est un film bref (1h15), orgueilleusement bref. La production n’étant pas riche, il a été fait appel aux bonnes volontés locales : « L’hôtelier, la femme de chambre, le médecin du village, entre autres, jouent leur propre rôle. On peut alors s'interroger sur le sens cette réplique prononcée lors du procès, dans le dernier quart du film: c'est la femme de chambre qui parle, elle explique au juge et aux jurés que les amants, après leur passage dans la chambre bleue, lui laissaient "beaucoup de travail". Cependant, le réalisateur n'arrive pas à gommer l'aspect suranné du roman, même si à l'image l'opposition de la maison ultra moderne et glaciale du personnage principal avec la chambre bleue puis la cour de justice est … Je l'avoue, en regardant les premières scènes, j'ai eu l'impression que Mathieu Amalric, mettait en scène de façon un peu narcissique et un brin exhibitionniste sa relation avec sa compagne à la ville et partenaire ici. La femme de chambre aurait dû dire que la chambre bleue était simplement une chambre froide. Le triangle amoureux est parfaitement distribué - outre Amalric, sa compagne de 10 ans dans la vie et complice à l'écriture, Stéphanie Cléau, est époustouflante (la maîtresse), et Léa Drucker est également remarquable dans la partie ingrate de l'épouse trompée. Voila donc une belle surprise, un "polar" raffiné et intimiste mais tout autant un film de passion amoureuse qui se rapproche d'un certain art par ses sentiments et sa mise en scène.....J'aime beaucoup.... Si j'aime beaucoup Amalric comme acteur, il sait souvent très bien s'entourer (ou plusieurs les réalisateurs l'entourent très bien), comme réalisateur il a fait de bonnes choses comme tournée et des moins bonnes comme le stade de Wimbledon. Ex. C'est en effet rapide, incisif quelquefois inattendu avec un flash-back presque saugrenu mais qui en dit long ! Quatre semaines de tournage étaient prévues, un apport d’Arte a permis d’en ajouter une. Amalric suit précisément ces techniques narratives, et même le "timing" du roman - aucune originalité donc de sa part, dans la démarche. L’adaptation du roman de George Simenon (un des auteurs les plus repris par le cinéma français et, depuis les années 90, par la télévision) réalisée par Mathieu Amalric s’éloigne justement des long-métrages issus de son œuvre dans le sens où, plutôt qu’un banal polar, cette relecture de La chambre bleue est un drame passionnel teinté de poésie. 1h15. Car, le suspense, la structure à rebours, ces deux temps qui se mordent...il y a quelque chose dans cette "chambre bleue" qui exalte le cinèma français d'une manière très simple, comme dans un film noir habilement construit! La passion qui se transforme en obsession, moteur narratif de La chambre bleue, fait invariablement penser à Liaison fatale (Adrian Lyne, 1987). L'idée de mélanger la vie des accusés avant et après leur arrestation, n'est certes pas nouvelle mais cette fois, ce procédé a vraiment tout son sens et se justifie donc pleinement... 7/10, C'est un film étrange. L'aspect chabrolien ou millerien (Garde à vue) se dissipe peu à peu à mesure que Amalric impose un autre style et un tempo haché : bref, coupant et froid qui doit beaucoup à un montage précis et ciselé. De plus le nœud policier de l'intrigue (la belle-mère) n'apparaît même pas comme évident, c'est donc un échec ! L'image est belle et participe grandement à ce bon moment de cinéma qui mêle avec élégance des moments d'une grande sensualité et le jeu des acteurs, tous parfaits. Du bien assurément. Ehsan Mirhosseini, Kaveh Ahangar, Alireza Zareparast, Avec Corps à corps en sueur et lèvres qui saignent. C'est ce que fait Simenon dans l'une des dernières pages du roman: lors de son procès, Tony (Julien dans le film) est transpercé brutalement par le beau souvenir de cette "chambre bleue grésillante de soleil" où il "se dressait, nu et satisfait de lui, devant le miroir". Le roman s'ouvrait sur cette description et Simenon écrivait: "Non seulement tout était vrai, mais tout était réel." Le film d’Amalric est adapté d’un roman de Simenon. Les services AlloCiné | Publicité | 15 cases-personnages sur la couverture que l'on peut fermer par un volet coulissant. de Georges ... mais tout était réel : lui, la chambre, Andrée qui restait étendue sur le lit dévasté, nue, les cuisses écartées, avec la tache sombre du sexe d'où sourdait un filet de sperme. Notes et références La Chambre bleue est composée comme une mosaïque d’instants, un puzzle qui se livrerait peu à peu au spectateur mais dont une pièce centrale resterait jusqu’au bout manquante. Sont-ce des amants diaboliques ? La femme de chambre aurait dû dire que la chambre bleue était impeccable, que les draps étaient un peu froissés mais propres, qu'on y sentait jamais l'odeur du sexe. Faut suivre, et ne pas se laisser perturber par le choix volontaire du format de l'image qui peut gêner pendant quelques minutes, avant que l'histoire nous prenne et nous entraîne dans ce jeu de manipulations dévastatrices et morbides. 98 abonnés La chambre bleue le hante à la manière un songe. Tout le monde pourrait être coupable ! Qui sommes-nous ? Mais quel travail? Un hommage, un clin d’oeil parmi beaucoup d’autres : c’est en souvenir de Stendhal que le personnage se prénomme Julien, des images de « l’Atalante » de Jean Vigo apparaissent de manière presque subliminale dans le film, avec la musique de Maurice Jaubert, tous éléments dont il importe peu que le spectateur les repère ou non. Cette scène est tellement dissonante par rapport au reste du film qu'elle paraît grotesque. Une œuvre séduisante et vénéneuse signée Mathieu Amalric. La Chambre bleue est une nouvelle écrite à Biarratz, en 1866, mais elle est Le début de l'histoire commence par un interrogatoire d'un certain Tony Falcone devant le juge Diem. Javier Cámara, Patricia Tamayo, Contact | Notamment les scènes d’interrogatoire dans le bureau du juge (Laurent Poitrenaux), d’une précision haletante, et celles du procès, filmées au palais de justice de Baugé, dont la salle, comme cela se trouve, est précisément tendue de bleu et piquée d’abeilles dorées, semblable en cela à la chambre des amants. C'est assez de voir (bon je ne connais pas toute la genèse du projet) qu'Amalric ne voulait pas jouer dans Tournée à la base, n'a pas joué dans ses autres films et s'offre là un premier rôle où il est à poil face à la caméra avec sa compagne. Au début, on pense tenir le coupable, que la police interroge, mais on ignore encore qui est la victime. Clairement, "La chambre bleue" est un film d'auteur, loin des productions standardisées. (Aujourd'hui, on se débarrasse d'un conjoint par le divorce ou alors l'amour rend fou mais dans ce cas là, on trucide tout le monde, enfants compris !) Que ce soit dans le choix de cadrages, faits en plans fixes ou en divers travellings, dans les jeux de lumières et de nuances musicales, le réalisateur (déjà auréolé d’un prix de la mise en scène à Cannes quatre ans plus tôt) met tout en œuvre pour nous faire ressentir à la fois la sensualité et la menace qui plane sur la relation entre Julien et sa maitresse (interprétée par Stéphanie Cléau, compagne du réalisateur et coscénariste du film, parfaite en femme fatale). 737 abonnés Mais pas un polar habituel, il fait attendre bien la moitié du film pour savoir qui est mort et bien plus pour avoir une seconde révélation... pour finalement se finir un peu comme un vrai procès (je n'en dis pas plus). Tous ces souvenirs sont pourtant assez confus chez Julien quand il s’agit de s’expliquer : « la vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après coup », dit-il. 145 abonnés On aurait pu imaginer que ce nouveau film était aussi une façon de tourner le dos à Tournée, de prendre le contrepied d’un film quasi dionysiaque, qui prônait le lâcher-prise, le mouvement. La Chambre bleue, de Mathieu Amalric, ... Est-ce lui qui dicte sa question: ... Coupable ou innocent, Julien? Il y a aussi la modestie de ceux qui adaptent de grands romans sans aucune prétention, en s'en tenant simplement au texte: c'était la démarche de Chabrol quand il réalisait Madame Bovary, film extrêmement subtil, où l'intelligence de Chabrol ne fait que servir celle du roman de Flaubert, respectant son découpage, déjà cinématographique. « La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après coup … Web + tablette + mobile à partir de 1€. Écrit en 1963, La Chambre Bleue est un des romans noirs de Georges Simenon. Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Avec Recrutement | : Cette manière impressionniste d'irriguer le récit donne au film un aspect fouillé sans être vraiment ardu. Cette condescendance coupable qui a caché la seconde vague Trump ... pour les démocrates : Maison-Blanche, Chambre des Représentants et Sénat. Mathieu Amalric et sa coscénariste ont fidèlement adapté un roman de Simenon (même milieu bourgeois, petit et grand, de province - Pays de la Loire) - sauf à en avoir transposé l'action à notre époque (contre les années 60), et à avoir changé quelques détails, comme le prénom et le patronyme du héros (Antoine Falcone, d'origine italienne, devenant Julien Gahyde, nom d'origine germanique), son âge (Amalric assurant lui-même le rôle, Gahyde a 43 ans, quand Falcone a 10 ans de moins dans le livre), et les prénoms des deux héroïnes, Andrée Despierre s''appelle Esther dans "La Chambre bleue", et Gisèle, la femme de Falcone, devient Delphine - Gahyde. De quoi est-il coupable ? Flash-backs parfaitement maitrisés, découpage habile et surtout montage hyper nerveux. Alors, l’architecture du récit, les deux temps de l’histoire, tout provient en droite ligne du livre. En sortant de la salle, on est un peu déçu, et puis, il s'insinue en vous au fil des heures. Elliptique, mais débarrassée de tout bavardage et des états d’âme. ), LA CHAMBRE BLEUE est un film passionnant de bout en bout même si certains fléchissements dans la narration viennent en ralentir la progression. Un bouton en moins ? 15 histoires-enquêtes où des indices physiques permettent de confondre le coupable. Lire ses 701 critiques, Suivre son activité C’est une pièce ensoleillée où la lumière est dédiée à l’amour des corps. Lire ses 1 052 critiques, Suivre son activité Tous les regards, les petites expressions, les gestes surpris au cours de flashs rapides, de retours en arrière, sont ainsi disséqués au service de l'enquête et des accusations, et également de celles du spectateur en pleine investigation lui aussi... Pour mémoire, nous aurons droit ensuite à une étreinte assez brève, puis à un plan où Amalric filme le sexe de sa femme (Stéphanie Cléau), sur lequel perle un filet de sperme. Enfin, un temps mesuré, car « la Chambre bleue » est un film bref (1h15), orgueilleusement bref. Esther, c’était son fantasme de jeune étudiant quand il la trouvait trop grande pour lui. 5514 abonnés Personne ne va voir le même film, ce qui en fait sa principale qualité et il … Lire ses 365 critiques, Suivre son activité En tout cas, on ne sort pas indemne de cette histoire d'adultère qui laisse toujours la place au mystère, et même à la fin du livre, où rien n'est vraiment prouvé. Lire ses 3 422 critiques, Suivre son activité Avec un crescendo bien orchestré jusqu’à un final très ouvert (qui est finalement le coupable? Ne vous laissez pas abuser par l'affiche, superbe, ou les premières images des corps nus amoureux, magnifiquement filmés. il y a de ça chez Simenon! Lire ses 10 526 critiques, Suivre son activité Simenon joue sur les apparences, et les coïncidences, tout ce qui peut constituer un parfait innocent en irréfragablement coupable - dans l'"intime conviction" d'un jury d'assises. 9 enquêtes à élucider en examinant les alibis, les témoignages, les lieux et heures des crimes... Chaque indice permet d'éliminer un des 5 suspects, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le coupable !